Gene Roddenberry

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Article écrit à partir du
Point De Vue "Monde Réel"
Gene Roddenberry dans les années 1960s
Nom: Eugene Wesley Roddenberry
"The Great Bird of the Galaxy"
Naissance: 19/08/1921 - USA
(El Paso TX)
Mort: 24/10/1991
Postes ST: Créateur
Producteur
Scénariste
Famille: Père: Eugene Edward Roddenberry
Mère: Caroline Glen Roddenberry
1ère femme:
Eillen Rexcoat
Fille: Darleen Anita
2ème femme:
Majel Barrett
Fils: Eugene Wesley Roddenberry Jr


"J'avais insistĂ© pour qu'il y ait la moitiĂ© de femmes Ă  bord (de l'Entreprise). La chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision est venue me dire « Vous ne pouvez pas avoir la moitiĂ© (de l'Ă©quipage) en femmes. Nos associĂ©s disent que cela le fera ressembler Ă  un vaisseau avec toute sorte de choses sexuelles folles s'y dĂ©roulant -- avec autant d'hommes que de femmes. » Ainsi nous avons argumentĂ© Ă  ce sujet comme (on le ferait) Ă  un jeu de poker et ils ont finalement dit : « D'accord. Nous nous arrangerons pour un tiers de femmes. » De toute façon, je pensais qu'un tiers des femmes pourrait prendre soin des mâles."

 — Eugene Wesley Roddenberry -- Conversations personnelles avec Gene en 1990, Ă  La Costa, Californie.
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Sommaire

[modifier] Enfance et adolescence

“Gene” Eugene Wesley Roddenberry est né le 19 août 1921 à El Paso (Texas - Etats unis. Sa mère s’appelait Carolyn Goleman, une fille du coin. Son père Eugene Roddenberry était lui natif de Géorgie et un vétéran de la première Guerre Mondiale. Avant ses 2 ans, toute la famille déménage pour Los Angeles où son père devint policier, job qu’il tiendra 20 années durant. Gene grandit ainsi à Los Angeles, fréquenta la Franklin High School où il fut membre d’un groupe de débat et jouait aussi de la guitare dans le groupe familial. Dans les années 30, ce qui fortifia l’imagination de ce jeune garçon fut sans doute les romans pulp (livres bon marchés, souvent des récits policiers ou de SF) qu’il dévorait avidement, ne loupant aucune adaptation radio de ses héros favoris, tel que Lone Ranger, The Shadow, The Green Hornet, I Love Mystery... L’imaginaire de Gene se nourrissait ainsi de la culture pulp de son époque.

C’est au collège, que son intérêt pour l’écriture fut encouragée par son professeur d’anglais Mlle Virginia Church, elle-même écrivain et dramaturge. Au Los Angeles City College, Gene entama des études pour devenir policier, puis en cours de route s’intéresse à l’ingénierie aéronautique. Durant cette période, il apprend le pilotage d’avion. C’est en septembre 1940 qu’il obtient son brevet de pilote, un mois après son 19ème anniversaire. Sentant la guerre imminente, lui et plusieurs de ses amis s’engagèrent dans le corps de l’armée de l’air en juillet 1941, mais Gene fut obligé de continuer sa vie en civil jusqu’à la triste et célèbre attaque japonaise sur Pearl Harbour, le 7 décembre 1941. Il fut alors appelé sous les drapeaux.


[modifier] Les années de guerre

Envoyé à Kelly Field au Texas, Gene suivit un entraînement de pilote bombardier et fut nommé second lieutenant en 1942. Il se maria avec sa fiancée du collège Eillen Rexcoat, après une courte lune de miel. Assigné dans le sud pacifique à Guadalcanal, à bord d’un bombardier B17, Gene exécuta près de 100 missions de combats, entre autres, contre les forteresses ennemies à Bougainville et participa à l’invasion de Munda. Il fut décoré de la Distinguished Flying Cross et de la Air Medal, puis fut également promu capitaine avec son propre avion et équipage. En dehors des combats, Gene écrivait toujours des histoires qu’il vendait aux magazines d’aviations, et plus tard de la poésie, dont l’une fut publiée dans le prestigieux New York Times.

[modifier] Les années pilote de ligne

A la fin de la guerre, il rejoint la Pan American World Airways en tant que co-pilote effectuant la liaison au-dessus de l’Atlantique vers l’Afrique du sud et le trajet Karachi-New York. Durant ce temps, il poursuit ses études de littérature à l’université de Columbia.

En 1947, sur le chemin de Calcutta, son Lockheed Constellation perd deux moteurs et s’écrase de nuit dans le dĂ©sert Syrien. En tant qu’officier survivant, Gene supervise la scène du crash : Il envoie alors 2 Anglais nager Ă  travers la rivière de l’Euphrate en quĂŞte d’une source de lumière ; pendant ce temps, il parlemente avec les nomades venus piller les morts. Les Anglais atteignirent un avant poste militaire Syrien, qui dĂ©pĂŞchèrent ainsi un petit avion pour enquĂŞter. Gene retourna avec cet avion Ă  l’avant-poste et envoya lui-mĂŞme le message de dĂ©tresse Ă  la Pan Am, qui affrĂ©ta un avion plus gros pour les secours. En dĂ©pit de ses deux cĂ´tes cassĂ©es, Gene participera activement au sauvetage. Plus tard il reçut la Civil Aeronautics Commendation pour ses actes prĂ©cĂ©dants et suivants le crash.

C’est sans doute cette expĂ©rience face Ă  la mort qui va bouleverser la vie de Gene. Dans un premier temps, comme une affirmation Ă  la vie, il met enceinte Eillen de leur premier enfant : Darleen Anita (morte en 1995 ndlr). Ensuite de par sa nature pugnace, son besoin de voir plus loin, sa curiositĂ© intellectuelle sans cesse croissante, Gene renoue plus activement avec l’écriture, qui le conduit Ă  de menus travaux pour diverses Ă©coles.

La fin des années 40 voit le développement et l’essor de la télévision, laissé en berne au début de la guerre. Gene visionnaire pense alors que ce média est l’avenir et qu’il aura besoin de nouveaux écrivains. Il quitte la Pan Am en 1948. Lui et sa petite famille déménagent alors pour la Californie où Gene pense naïvement y trouver un job comme scénariste de télévision. Malheureusement, il se trompe. A cette époque peu de programmes de télévision étaient produits à Hollywood et il n’y avait pas de place pour les écrivains néophytes.


[modifier] Les années LAPD

Après un brève passage comme vendeur dans un compagnie de manufacture de camĂ©ras, Gene rejoint le dĂ©partement de police de Los Angeles (LAPD) en 1949. Sa dĂ©cision lui Ă©tait naturelle : son jeune frère Bob y Ă©tait entrĂ© après la fin de la guerre, beaucoup de ses amis de collège s’y trouvaient. En un mot, Gene y avait beaucoup d’appui, dont l’ancien sergent de son père : Bill Parker qui fut entre temps promu dĂ©putĂ© chef. Ce dernier assigna Gene au service presse, service qui contribua beaucoup Ă  faire du LAPD une force de police exemplaire pour l’opinion publique.

Les deux hommes Ă©taient pourtant totalement opposĂ©s. Bill Parker Ă©tait petit, politiquement conservateur, dĂ©vot catholique et un chef de police "impĂ©rial". Gene, lui Ă©tait grand, beau garçon, dĂ©mocrate modĂ©rĂ© et avait rejetĂ© le dieu catholique depuis sa plus tendre enfance. Bien que diffĂ©rents sur le plan philosophiques et thĂ©ologiques, les deux hommes vont bien s’entendre. Un respect fort pour l’intelligence d’esprit de l'autre et leur dĂ©sir mutuel de voir les services de police comme une profession reconnue, les ont rĂ©unis sur le plan intellectuel. Parker avait deux manières d’influencer l’opinion publique. L’une Ă©tait ses discours (pour l’essentiel Ă©crits par Gene Roddenberry) qu’il donnait dans n’importe quel lieu, et l’autre Ă©tait un programme de tĂ©lĂ©vision soutenu avec vigueur par le LAPD : DRAGNET.

Dragnet Ă©tait Ă  l’origine un programme radio qui arriva en 1951 Ă  la tĂ©lĂ©vision. Puisant ses histoires dans les "archives du LAPD", Dragnet devient très vite un outil de propagande hebdomadaire qui vantait le professionnalisme des forces de l’ordre. Bien que non crĂ©ditĂ© au gĂ©nĂ©rique de cette sĂ©rie policière Ă  succès, Gene y aurait participĂ© Ă  titre non officiel. Jack Webb, producteur et star du show, Ă©tait sans cesse Ă  la recherche d’histoires et d’idĂ©es nouvelles. Gene sauta sur l’occasion. Bien que manquant d’expĂ©rience dans la rue, il marchanda avec dextĂ©ritĂ© celle des autres flics du pavĂ© et des dĂ©tectives qui ne pouvaient pas Ă©crire. Il posait leur histoire sur un script d’une page et la vendait Ă  Webb. Gene et sa source se partageaient alors le pactole de 100 $ offert Ă  l’issue de l’affaire, une somme intĂ©ressante pour un policier qui ne touchait que 400 $ par mois Ă  l’époque ! Mais Gene en voulait plus. Ce qu’il voulait, c’était Ă©crire des scĂ©narios. Il apprit donc par lui-mĂŞme les ficelles du mĂ©tier. Empruntant les scripts de la sĂ©rie, il regardait, dĂ©cortiquait l’épisode correspondant durant son passage tĂ©lĂ©visĂ©. De cette manière, il apprit la terminologie de l’écriture en tĂ©lĂ©vision. Parfois il coupait carrĂ©ment le son du tĂ©lĂ©viseur et dĂ©veloppait ainsi son propre sens du dialogue et du timing. Tandis qu’il travaillait toujours Ă  plein temps au LAPD, Gene continuait chez lui Ă  Ă©crire activement des scĂ©narios, des idĂ©es de programmes qui comme la plupart des scĂ©naristes dĂ©butants ne rencontrèrent pas de succès. Mais il persĂ©vĂ©ra, sachant combien la chance appartient Ă  ceux qui sont bien prĂ©parĂ©s.


[modifier] Les années scénariste free-lance

En 1953, la tĂ©lĂ©vision connut une grande expansion et beaucoup de programmes nouveaux furent sollicitĂ©s. Gene envoya des lettres d’intentions et de traitements aux producteurs Ă  travers la ville. Mais ce qui fit finalement tourner la chance pour lui, fut une requĂŞte de son chef, le capitaine Stanley Sheldon pour qu’il devienne le conseiller technique d’une nouvelle sĂ©rie policière : Mr DISTRICT ATTORNEY. Gene lut un nombre consĂ©quent de scripts et fit part de ses observations Ă  l’équipe de production : "Je peux Ă©crire des scripts aussi bon que ça". Il fut alors invitĂ© Ă  en Ă©crire un ! En octobre 1953, Gene envoie son histoire aux producteurs qui adorent et la lui achètent. Ce fut lĂ , la première vente officielle du père de STAR TREK. Bien que le LAPD lui ait donnĂ© la permission de travailler en dehors du service, Gene Ă©crit ses premiers travaux sous le pseudo de Robert Wesley, en partie pour cacher son succès du moment. Sa première annĂ©e, il vend 3 scripts complets et empoche 2100 $ ! Mais il ne va pas pour autant nĂ©gliger ses devoirs envers le LAPD. En fĂ©vrier 1954, qui marque sa cinquième annĂ©e de service, il passe le difficile examen pour devenir sergent, qu’il rĂ©ussit avec succès, poursuivant de concert son rĂ´le de conseiller sur Mr District Attorney, l’écriture de scĂ©narios, ses devoirs policiers et des lectures au Los Angeles State College. En 1956, Gene Ă©crit aussi son premier rĂ©cit de SF : The secret weapon of 117 qui sera diffusĂ© dans l’anthologie "Chevron hall of stars".

En 1957, Gene Roddenberry rĂ©alise qu’il ne peut mener deux carrières de concert, il doit faire un choix : Il dĂ©missionne donc du LAPD et devient scĂ©nariste free-lance Ă  temps complet. Durant quatre ans, il est en contrat de dĂ©veloppement avec Bill Dozier (futur producteur du Batman TV avec Adam West) Ă  Screen Gems : Il est payĂ© 100.000 $ l’annĂ©e pour crĂ©er des pilotes TV. Cet arrangement ne dura que deux ans. C’est durant cette pĂ©riode Ă  Screen Gems, qu’il rencontre pour la première fois une jeune actrice qui possède un culot monstre : Elle se prĂ©senta carrĂ©ment Ă  lui, au lieu d’envoyer les habituelles CV par courrier, il s'agissait de Majel Barrett. Il tombe sous son charme et entretient avec elle une solide amitiĂ©. Il n’en demeure pas moins que Gene reste un scĂ©nariste free-lance Ă  succès avec une douzaine de scripts Ă  son actif : West Point Story (CBS, 1956-57 et ABC, 1957-58) Highway Patrol (syndication), The Jane Wyman Theater (NBC), Bat Masterson (NBC), Naked City (ABC), Dr. Kildare (NBC), et The Detectives (ABC/NBC). Sur la sĂ©rie populaire Have Gun, Will Travel (CBS), oĂą il est le principal scĂ©nariste, son Ă©pisode "helen of abiginian" reçoit le Writer Guild Award.

En 1963, il crĂ©e et produit enfin sa première sĂ©rie pour Arena Production Ă  la MGM : The Lieutenant avec Gary Lockwood (2001 de Kubrick) et Robert Vaughn (NapolĂ©on Solo de Man from UNCLE). L’histoire est celle d’un jeune homme qui apprend les leçons de la vie dans un camp de marines. A travers un cadre militaire, le show examine dĂ©jĂ  des questions de sociĂ©tĂ© ! C’est sur le plateau de The Lieutenant que Gene rencontre les futurs artisans de sa prochaine sĂ©rie, entre autres, le scĂ©nariste Gene L. Coon, le directeur de casting Joe D’Agosta, les acteurs Nichelle Nichols, Leonard Nimoy et... Majel Barrett (en contrat avec Desilu Ă  l’époque).


[modifier] La naissance d’un mythe

En 1964, Gene fourmille d’idĂ©es. L’une d’entre elle, en grand fan de science fiction qu’il Ă©tait, se nomme : Star Trek. C’est une sĂ©rie SF qu’il veut adulte et avec des personnages continus, Ă  une Ă©poque oĂą la SF est synonyme, pour le pire, d’enfantillages kitschs (Tom Corbett Space Cadet, Captain Video) ou pour le meilleur, qu’en forme d’anthologie (The Twilight Zone, The Outers Limits). Au mĂŞme moment, il produit un pilote APO 923 (une sĂ©rie militaire) qui ne sera jamais diffusĂ©, mais qui contient dĂ©jĂ  l’idĂ©e d’une sĂ©rie articulĂ©e autour de 3 personnages (l’un d’eux se nomme Edward Jellico !).

Gene, lassĂ© de voir ses projets jetĂ©s Ă  la poubelle, quitte alors la MGM. Un exĂ©cutif qui croyait en ses idĂ©es Ă©crira cette note mĂ©morable : "J’ai vu Gene partir emportant Star Trek avec lui, c’était comme si je voyais ma belle-mère conduire ma Cadillac flambant neuve au bord d’un prĂ©cipice !"

A travers la ville, Desilu, une petite sociĂ©tĂ© de production appartenant Ă  Lucille Ball et son mari Desi Arnaz, ont Ă©tĂ© dĂ©marchĂ© par Oscar Katz, alors prĂ©sident de CBS afin de lancer d’autres sĂ©ries. Il amène avec lui plusieurs producteurs dont Gene Roddenberry, qui a dans sa poche, 3 projets pour la tranche actions / aventures dont celui de Star Trek. Lucille Ball est Ă  l’époque une immense star de la tĂ©lĂ©vision. Son Lucille Ball Show est carrĂ©ment une institution, c’est aussi une femme de pouvoir, redoutable en affaire. Elle est parvenue Ă  dĂ©crocher un contrat de dĂ©veloppement avec CBS de 500.000 $. De ce deal sortiront 2 projets : l’un est Mission:Impossible et l’autre Star Trek. Rien n’est hĂ©las jouĂ© d’avance ! CBS possède dĂ©jĂ  sa propre sĂ©rie SF Lost In Space. Avec le projet sous le bras, Gene et Oscar Katz dĂ©marchent alors le rĂ©seau NBC. Quatre types de concept de Star Trek sont prĂ©sentĂ©s aux exĂ©cutifs en des termes simples et efficaces : trois idĂ©es sont totalement folles et ridicules, la dernière, la plus simple et la moins coĂ»teuse va retenir l’attention des exĂ©cutifs. C’est Ă©videmment celle de Star Trek tel que nous le connaissons aujourd’hui. La vision de Gene Roddenberry : "Star Trek c’est comme une caravane vers les Ă©toiles... Parce que c'est ce genre de show populaire qui est focalisĂ© sur les individus voyageant pour promouvoir l’expansion de leur horizon." Le feu vert est donnĂ©. Gene Ă©crit trois scĂ©narios dont l’un sera retenu par NBC comme pilote : "The Cage".

Sur le tournage il retrouve Leonard Nimoy et Majel Barrett dont l’amitiĂ© au fil des annĂ©es, s’est transformĂ©e en sentiment amoureux. Au mĂŞme moment, son mariage avec sa première femme Eillen commence Ă  battre de l’aile. Le pilote "The Cage" une fois achevĂ©, est pourtant rejetĂ© par NBC, sous prĂ©texte que le show s’avère "trop cĂ©rĂ©bral". En rĂ©alitĂ© pour Oscar Katz, les exĂ©cutifs ne veulent pas de Star Trek, parce qu’ils n’aiment pas le type d’histoires qui y est racontĂ©. NBC n’achètera pas la sĂ©rie. Pourtant Katz va rĂ©ussir Ă  les mettre au pied du mur, en leur rappelant que ce sont eux qui ont choisit l’histoire au dĂ©part, alors pourquoi l'avoir produit si on l'avait pas aimĂ© en premier ? Imparable ! En ce vendredi 26 mars 1965, NBC va Ă©crire une page de l’histoire de la tĂ©lĂ©vision en ordonnant la mise en chantier d’un second pilote. Une grande première !

Gene se remet au travail et planche sur 2 histoires : "The Omega Glory" et "Mudd's Women", mais c’est avec son vieil ami Samuel A. Peeples qu’il Ă©crit : "Where No Man Has Gone Before" qui deviendra le second Ă©pisode de la saga. Le personnage du NumĂ©ro Un, jouĂ©e par Majel Barrett, est Ă©liminĂ© Ă  la demande de NBC, Spock manque lui aussi de passer Ă  la trappe, NBC Ă©tant ennuyĂ© par l’apparence satanique du personnage, mais Gene leur tient tĂŞte sur ce sujet. William Shatner remplace Jeffrey Hunter dĂ©missionnaire du rĂ´le du capitaine parce sa femme dĂ©testait tout simplement le show ! Le 22 septembre 1965, le pilote est acceptĂ© et la suite appartient Ă  l’histoire.


[modifier] Les années Star Trek

Durant la première saison de TOS, Gene réécrit virtuellement tous les scripts, pour que les épisodes diffusés soient conformes à sa vision de Star Trek. "Ce n’est pas du Star Trek, tant que je ne dis pas que c’est du Star Trek" telle était sa devise. Et effectivement Star Trek n’est pas une série SF comme les autres. Elle fut la première dans son genre à parler d’un futur pacifique, porteur d’un message positif vers de meilleurs lendemains. Elle fut aussi la première série à posséder un casting multiracial. Mais, c'est parce qu’elle parlait aussi de condition humaine, de questions de société tabous, développant parfois des scénario contestaires que la série commençait à ennuyer sérieusement NBC qui depuis le début n’a jamais aimé, ni compris cette série.

Dès sa première saison, on pense en coulisses Ă  arrĂŞter tout de suite les frais. Mais la sĂ©rie a un certain succès d’estime et pour elle, une race de fans coriaces et très fidèles : ce qu’on appellera plus tard, les Trekkies. Gene va alors orchestrer en sous-main une campagne de lettres pour que la sĂ©rie soit reconduite une seconde saison. C’est un large succès sans Ă©quivalent, puisque NBC renouvelle finalement Star Trek et se voit obliger d’écrire Ă  la fin d’un Ă©pisode un texte suppliant les fans d’arrĂŞter de submerger les boites aux lettres du studio.

La seconde saison reprend en 1967, Star Trek devient de plus en plus emcombrant pour NBC. Les chiffres de l’audimat ne sont pas ceux escomptĂ©s. Dans un premier temps, on prive Gene de son prĂ©cieux alliĂ© Gene L. Coon. C’est le dĂ©but de la fin, pour la 3ème saison le studio envoie dans les pattes de Gene Roddenberry, le producteur Fred Freiberger pour diminuer ses pouvoirs crĂ©atifs et ensuite recentrer la sĂ©rie sur l’action. Mais las de lutter contre les moulins, Gene semble Ă  cette pĂ©riode avoir abandonnĂ© son bĂ©bĂ© ; il revient finalement Ă  la charge avec l’épisode "Plato's Stepchildren" qui voit le premier baiser interracial de l’histoire de la tĂ©lĂ©vision et qui provoque le clash ! Trop d’audace pour NBC qui pour mieux couler Star Trek, changea rĂ©gulièrement les horaires de diffusion, diminuant ainsi son audience. En fĂ©vrier 1969, on annonce l’arrĂŞt de la sĂ©rie. Le 3 juin 1969 : "Turnabout Intruder", dernier Ă©pisode de TOS est diffusĂ© dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale.

En août 1969, Gene est en repérages au Japon. Majel avec qui il vit depuis plus d’un an, lui manque terriblement. Il lui demande de la rejoindre à Tokyo. Là-bas, ils se marient de façon non-officielle en une superbe cérémonie traditionnelle japonaise costumée. Ce n’est que le 29 décembre 1969, 2 jours après que son divorce avec Eillen, sa première femme soit régularisé que Gene épouse Majel légalement à Los Angeles dans l’intimité de leur foyer, entourés de leur famille et de leurs meilleurs amis.

[modifier] L’après Star Trek

Au cours des années 70, Star Trek rencontre un succès fulgurant en syndication et un culte jamais vu jusqu'alors prend forme autour de la série.

En 1971, Gene produit son premier film Pretty Maid All in a Row, un film sexy dirigĂ© par le rĂ©alisateur Français Roger Vadim , avec Rock Hudson, Angie Dickinson et Telly Savalas. Il produit aussi beaucoup de pilotes tĂ©lĂ©visĂ©s parmi eux : Genesis II pour CBS (1973), sur la Terre se remettant de la troisième guerre mondiale ; The Questor Tapes pour NBC (1974), l’histoire d’un androĂŻde qui cherche son crĂ©ateur ; Et Planet Earth pour ABC. Il a aussi co-Ă©crit, produit et rĂ©alisĂ© Spectre (1977) un tĂ©lĂ©film d’horreur pour NBC. Il n’oublie pas pour autant Star Trek (ou du moins Star Trek ne se fait pas oublier de lui), puisqu’il supervise la sĂ©rie animĂ©e dĂ©rivĂ©e de TOS (1973-74) qui obtiendra un prestigieux Emmy dans la catĂ©gorie meilleur programme pour enfants.

Gene Roddenberry est aussi membre de la Writers Guild Executive Council, Gouverneur de l'Academy of TĂ©lĂ©vision Arts and Sciences. Il dĂ©tient trois doctorats honoraires : Docteur de Lettres Humaines du Emerson College de Boston - Massachusetts, Docteur en LittĂ©rature de l'Union College Ă  Los Angeles (1977) et Docteur en Science de Clarkson College Potsdam New York (1981).

[modifier] Star Trek: Phase 2

En 1974, après des annĂ©es Ă  tenter d'avoir un enfant, Majel tombe finalement enceinte. Eugene Wesley Roddenberry Jr, voit le jour ce 9 fĂ©vrier 1974. En 1976, Paramount rappelle Gene pour que celui-ci planche sur un nouveau Star Trek susceptible d'ĂŞtre le fer de lance de son quatrième rĂ©seau en chantier. Roddenberry entame la crĂ©ation de Star Trek: Phase 2. Mais le 3 aoĂ»t 1977, un raz de marĂ©e que personne n’avait pu prĂ©voir, bouleverse toute la donne Ă  Hollywood : c’est le phĂ©nomène Star Wars ! Will Eisner, le patron de la Paramount Ă  l’époque, rĂ©unit Gene Roddenberry et son producteur Bob Goodwin dans son bureau. Dans l’heure qui vient, il est dĂ©cidĂ© de faire de ce Phase 2, un grand film de SF. MalgrĂ© un tournage chaotique, des dĂ©lais de productions plus que serrĂ©s, Star Trek: The Motion Picture sort le 6 dĂ©cembre 1979 sur les Ă©crans et c'est un succès qui relance la franchise pour une dĂ©cennie de films cinĂ©ma dont Gene occupera le poste de producteur consultant.

[modifier] Nouvelle génération et l’adieu aux armes

Le 4 septembre 1986, Gene Roddenberry pose son étoile sur la fameuse Walk of Fame d'Hollywood boulevard. Il est le premier scénariste / producteur de télévision à être ainsi honoré par l’industrie du cinéma. En 1987, Paramount lui commande une nouvelle série Star Trek. Il crée alors The Next Generation. Vendu dès le départ en syndication, le show connaît un succès fracassant et devient un phénomène culturel à son tour, que Gene n’aura hélas pas le temps de savourer. En 1990, le couple Roddenberry s’installe à Bel Air, où la santé de Gene se détériore rapidement. Majel le soutiendra jusqu’au bout comme elle l'a toujours fait dans sa vie. Gene Roddenberry s’éteint finalement des suites d’une crise cardiaque le mardi 24 octobre 1991 à Santa Monica.


Le "grand oiseau de la galaxie" ainsi que les fans le nommèrent affectueusement, laisse derrière lui un héritage inestimable Star Trek, un culte sans précédent dans l’histoire de la télévision, dont il fut vraisemblablement l’un des grands pionniers. En 1992, une jarre contenant les cendres du père de Star Trek furent envoyées à Houston avec la permission de Majel Barrett Roddenberry. La jarre entre les mains de l’astronaute Jim Wheaterbee accompagna le vol de Columbia dans l’espace, là où nul homme n’est jamais allé avant...

[modifier] Filmographie

Série télévisées

  • 1952. Chevron Theatre "The Secret Defense of 117" (scĂ©nariste)
  • 1955-58. Jane Wyman Theater (scĂ©nariste)
  • 1955-59. Highway Patrol (scĂ©nariste)
  • 1956-58. The West Point Story (scĂ©nariste)
  • 1957-63. Have Gun, Will Travel (scĂ©nariste)
  • 1958-63. Naked City (scĂ©nariste)
  • 1959-61. Bat Masterson(scĂ©nariste)
  • 1959-62. The Detectives (scĂ©nariste)
  • 1961-66. Dr. Kildare (scĂ©nariste)
  • 1963-64. The Lieutenant (crĂ©ateur et producteur exĂ©cutif)
  • 1987-91. Star Trek: The Next Generation (crĂ©ateur et producteur exĂ©cutif)


téléfilms

  • 1973. Genesis II (pilote)
  • 1974. Planet Earth (pilote)
  • 1974. The Questor Tapes (pilote)
  • 1975. Strange New World (pilote)
  • 1977. Spectre (rĂ©alisateur scĂ©nariste)


Films

  • 1971. Pretty Maids All In a Row (producteur et scĂ©nariste)

[modifier] Publications

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